Notes
Padelles.fr 19 juin
Une championne du monde 40+ qui prend une heure rien que pour nous, entre un avion et un tournoi… autant vous dire que j’étais un peu intimidée.
Et puis Amélie Detrivière a parlé, et tout est tombé : zéro langue de bois, une générosité folle, on a juste adoré la personne. Le feu intact pour la compétition, pourquoi les Espagnoles nous mettent des roustes, son secret pour éteindre les jeunes fougueuses (la patience, on a pris des notes ) et sa vie de coach en Espagne.
Et cerise sur le gâteau : elle repart avec le t-shirt Team Padelles sur le dos. Une championne du monde en égérie improvisée, on ne s’en remet toujours pas.
Une vraie belle rencontre. Article + vidéo très vite sur Padelles
Padelles.fr 2 juin
Un terrain pour samedi 10h ? (Spoiler : il n’en reste plus.)
Mercredi soir. 23h04.
Vous ouvrez votre application de résa.
Samedi 9h → complet.
Samedi 10h → complet.
Samedi matin → complet.
Samedi tout court → complet.
Dimanche ? Pareil.
Vous trouvez un créneau le mardi à 8h du matin. Vous le prenez.
Maintenant il faut trouver trois autres personnes disponibles un mardi à 8h du matin.
« Moi je peux pas le mardi. »
« Le matin c’est compliqué avec les enfants. »
« Attends je regarde… non j’ai un rendez-vous. »
« Et mercredi ? »
« Mercredi c’est complet. »
Quarante-cinq minutes de négociation collective sur WhatsApp. Douze messages vocaux. Deux sondages. Un tableau partagé que personne ne remplit.
Résultat : vous jouez jeudi à 13h. Personne n’est vraiment disponible. Tout le monde vient quand même.
Parce que c’est ça le padel. On jongle avec quatre agendas impossibles, on réserve à des horaires qu’on n’aurait jamais imaginés accepter dans une autre vie, on se lève dans le noir, on mange en 5 minutes le midi, on annule des dîners.
Et le mercredi suivant, à 23h04, on rouvre son appli …
(Certaines choses ne changent jamais.)
Padelles.fr 27 mai
C’est ça, la vraie Team Padelles.
Pas de filtres. Pas de mise en scène. Juste nous, à la fin d’un tournoi du dimanche (sous 32°) au club local. Épuisées mais heureuses.
Derrière cette photo il y a des chefs d’entreprise, des salariées, des mamans solos, des futures quadras et des quinquas bien tassées. La vraie vie des joueuses amatrices passionnées en France.
On jongle toute la semaine entre les réunions, les enfants, les agendas surchargés et la fatigue chronique. Mais dès qu’on passe la porte du club, on redevient des compétitrices affamées. On vient chercher de la sueur, des éclats de rire, des frappes foireuses, des coups magistraux et une vraie coupure mentale.
C’est précisément pour cette vraie vie que j’ai créé Padelles.
Marre des médias qui ne parlent que des pros intouchables ou des fit-influencers de 20 ans en tenue assortie. Je voulais un espace pour nous — un média écrit par une joueuse de terrain pour les joueuses de terrain. Avec des articles sourcés, de l’humour, et la vérité sur ce qu’on vit vraiment sur un court après 35 ans.
Si vous vous reconnaissez dans cette photo — même un peu — bienvenues dans la Team Padelles !
Padelles.fr 22 mai
🥎 Arrêtez ça !
« Sorry. »
« Oh pardon. »
« Quelle buse. »
« Mais c’est pas possible. »
« Je suis nulle. »
« Désolée. »
« N’IMPORTE QUOI. »
On s’est toutes entendues dire ça sur un court. Certaines à voix haute. Certaines très à voix haute.
Petit scoop : ça ne fait rentrer aucune balle. Ça n’améliore aucun coup. Et entre nous — ça commence à agacer vos partenaires qui, elles, essaient de se concentrer.
Rater est normal. Rater souvent au début est même obligatoire — c’est exactement comme ça qu’on apprend. Aucune joueuse sur ce court n’a commencé en frappant des winners. Aucune.
Alors la prochaine fois que vous ratez — et vous allez rater, c’est garanti — taisez-vous. Respirez. Repositionnez-vous.
Gardez votre énergie pour la balle suivante.Elle, elle mérite votre attention. Pas la précédente.
Et finalement, ça n’est pas vrai que pour le padel.
Padelles.fr 16 mai
Le conseil non sollicité (et parfois foireux mais toujours agaçant).
Un grand classique du padel.
Vous venez de rater un coup. Vous le savez. Votre partenaire le sait. Et pourtant.
« Plie les genoux. »
« Accompagne la balle. »
« Monte au filet. »
« T’aurais dû couper. »
Merci.
Vraiment.
Parce que dans le feu de l’échange, entre deux sprints et une balle dans la vitre, c’est exactement ce dont j’avais besoin.
Le padel est le seul sport où tout le monde est coach. Surtout ceux qui viennent de rater le même coup deux points avant.
La prochaine fois, je souris. Je hoche la tête. Et je continue à jouer comme je veux.
Padelles.fr 16 mai
Tape moins fort.
Sérieusement.
C’est tentant, mais le jour où j’ai arrêté de vouloir pulvériser la balle (et mon adversaire) à chaque échange, j’ai commencé à vraiment mieux jouer. Pas de smash dévastateur direct dans le filet. Pas de bras en feu après 20 minutes, moins de fautes. Juste la balle qui revient. Encore. Et encore. Una mas !
Au padel, la puissance est un piège. On croit que frapper fort c’est bien jouer. Surtout quand on débute. C’est faux. Ce qui fait la différence, c’est le placement, le timing, et laisser la balle venir à soi au lieu de lui courir après comme si elle vous avait personnellement insultée.
Le jour où j’ai compris ça, mes adversaires ont commencé à rater. Moi moins.
Moins de force. Plus de tête. C’est ça le padel.
Padelles.fr 16 mai
Scène réelle, terrain de padel N°1, 18h35
« On en est à combien, là ? »
« Je sais pas … »
« …C’est à qui de servir ? »
« Aucune idée ! »
« Ok on dit 30-15 ? »
« Ouais, allez ok, de toute façon personne ne sait. »
« Le tiebreak ça marche comment déjà ? »
…
Compétition de haut niveau, vous avez dit…
La vérité ? On s’en fout du score. Ce qu’on retient d’un match de padel, ce n’est pas le résultat — c’est le fou rire au filet, la balle impossible qu’on a renvoyée avec brio par accident, et le verre qu’on a pris après.
C’est ça le padel.
